Par le feu, Apostolos Polyzonis et Djamel Chaar

Apostolos Polyzonis est ce père de famille grec qui s’était immolé par le feu devant une banque de Thessalonique. C’était le 16 septembre 2011, une date qu’il faudrait retenir.

10300967_809802212374684_5011305864132266862_nApostolos a pu survivre à ses brûlures et il y a peu, il racontait la genèse de son geste :
« Je l’ai fait en signe de protestation. Je ne voulais pas mourir. J’étais désespéré. Mais d’un autre côté, j’avais de l’espoir pour un meilleur avenir. Parce que je me sens coupable. Parce que ma génération laisse ce type de politiciens détruire les vies des générations à venir. » 


Apostolos Polyzonis n’est pas un homme seul. En Espagne, en Italie, en Tunisie et en France, ils sont plusieurs à avoir fait le choix de s’immoler pour protester contre les conditions de vie inhumaines qu’ils devaient endurer. Le 13 mars 2013, à Nantes, Djamel Chaar s’est suicidé par le feu devant l’agence Pôle-emploi qui refusait de reconnaître ses droits à une indemnité chômage.

J’essaie de ne pas oublier leurs noms, leur geste qui semble emblématique de notre monde. Et quand je vois ces petites fleurs jaunes qui poussent au milieu des zones commerciales, je pense à leurs deux vies d’hommes debout face au malheur politique. Apostolos Polyzonis, Djamel Chaar et sa femme, Nicole, qui avait eu le courage de raconter le calvaire affronté par celui qu’elle aimait dans une émission de radio.

T.

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